• Bonjour, ce matin, je vous propose un très beau poème de Maurice Carême: Les bouleaux

    Si j'ai choisi ce poème c'est tout simplement qu'il " colle " bien avec la photo que j'avais prise il y a une semaine, des majestueux bouleaux de chez ma voisine.

    Pour la réaliser, j'avais mis mon petit APN à l'horizontal au creux des quatre grands bouleaux, une prise de vue en perspective verticale!

    Les bouleaux

     

    Les bouleaux

    Se profilant, tous blancs de tronc,

    Sur le bleu doux de l'horizon,

    Six bouleaux sont plantés en rond.

     

    Le premier croît au bord de l'eau

    Et tendu vers les matelots,

    Regarde passer les bateaux.

     

    Le deuxième, à l'orée d'un champ,

    Les branches basses rêvant,

    Se laisse bercer par le vent.

     

    Le troisième, rempli d'oiseaux,

    Chante comme un immense nid

    Dans l'air bourdonnant de midi.

     

    Le quatrième abrite un mort.

    Depuis le jour de l'accident,

    Jamais, jamais on ne l'entend.

     

    Se profilant, tous blancs de tronc,

    Sur le bleu doux de l'horizon,

    Six bouleaux sont plantés en rond.

     

    Quand des bouleaux si différents

    Vivent heureux sous le soleil,

    Pourquoi nous veut-on tous pareils,

    Nous autres, les enfants?

    Maurice Carême

    La symbolique du bouleau est:

    Le bouleau incarne le renouveau et la pureté, la vie et la régénération.

    Le nom local du bouleau est à l'origine du nom du mois de mars dans plusieurs langues slaves, comme en tchèque (březen) et en ukrainien (березень) : il s'agirait d'une évocation de la sève qui commence à circuler à cette époque.

    Son écorce d’argent est assimilée à la lumière de la Lune. Wikipédia

    Je terminerais par ce petit poème sur les arbres.

     

    Dans la forêt sans heures

    On abat un grand arbre.

    Un vide vertical

    Tremble en forme de fût

    Près du tronc étendu.

     

    Cherchez, cherchez, oiseaux,

    La place de vos nids

    Dans ce haut souvenir

    Tant qu'il murmure encore.

    Jules Supervielle ( 1937 )

    Encore une journée où le vent et la pluie se partage les minutes qui s'écoulent, la lumière du jour a difficile de pénétrer au travers des vitres couverte de gouttes!

    Cigalette

     

     


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  • Bonjour, hier après-midi j'ai aperçus une jolie demoiselle, non point sur une balançoire mais bien sur un bâton qui fait office de tuteur...

    Pour peu que l'on soit attentif au moindre mouvement autour de nous, nous pouvons trouver le bonheur à chaque moment...

     

    Un joli petit poème de Erika Dias

     

    Bonheur

     

    Le bonheur coule

    lorsque l'esprit

    fait tic-tac dans le sens contraire

    des aiguilles d'une montre.

     

    Le bonheur au jardin

    Le bonheur au jardin

    Le bonheur au jardin

    Le bonheur au jardin

    Le bonheur au jardin

    Je vous souhaite une bonne journée, Cigalette


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  • Bonjour, ce matin je partage avec vous ce très beau poème, écris par Fernand Séverin est un poète belge d'expression française né à Grand-Manil le 4 février 1867 et décédé à Gand le 4 septembre 1931.

    Son recueil" La source au fond des bois" a été écrit en 1921 et déjà dans le poème que je vais partager avec vous, il  parlait déjà du non respect de la nature par nous les hommes!

    Pour illustrer ce poème j'ai été sur PIXABAY j'ai fait aussi un petit montage photo avec des gifs trouvés sur ce même site.

    C'est un long poème mais je l'aime beaucoup.

    Je vous souhaite une bonne matinée, je vais préparer ma blanquette pour demain, nettoyer et faire les derniers préparatifs.

    A ce soir, Cigalette

    Le chant des nymphes en détresse

    Le chant des nymphes en détresse

     

    Nous étions le sourire innocent des fontaines,

    La fraîcheur des vallons, le mystère des bois,

    L'obscur frémissement des branches incertaines,

    Qui semble, vers le soir, un bruit confus de voix...

     

    Sources vives, ruisseaux chantants, frêles verdure,

    Notre être se cachait, insidieux et doux,

    Sous tout ce qui frissonne, étincelle ou murmure:

    La grâce de la terre en sa fleur, c'était nous!

     

    Les hommes qui vivaient alors, race ingénue,

    Crurent voir maintes fois, dans un brouillard léger,

    Passer l'éclair furtif de notre beauté nue...

    Leur rêve, sache-le, n'était pas mensonger.

     

    Partout on surprenait notre forme voilée:

    Ses fluides contours transparaissaient, distincts,

    Dans la courbe du flot, des bois, de la vallée,

    Et jusque dans la ligne vague des lointains.

     

    Il n'y avait de paix, d'ombre, de solitude

    Que par nous! La douceur profonde de nos chants

    Endormait dans les cœur humains l'inquiétude;

    Les poètes vantaient l'innocence des champs...

     

    Temps bénis! Mais des jours moins heureux allaient naître:

    Bientôt, inaugurant un empire odieux,

    L'homme devait porter la rude main d'un  maître

    Sur ce monde marqué de l'empreinte des dieux.

     

    Nos retraites, c'est lui qui les a violées!

    En quel lieux fuirons-nous? Qui nous rendra jamais

    La chasteté des eaux, la fraîcheur des vallées?

    Où retrouverons-nous votre ombre, ô bois épais?

     

    Tout ce qui fut jadis la splendeur de la terre,

    Il l'a détruit! Une sacrilège clarté,

    O bois sacrés, à profané votre mystère,

    Qu'illuminait l'éclair de notre nudité.

     

    Quel sort fut désormais le nôtre, infortunées!

    Quel mortel tremblement nous étreignit souvent,

    Mes sœurs, lorsque le bruit, l'affreux bruit des cognées

    Arrivait jusqu'à nous, apporté par le vent!...

     

    Chaque jour nous cherchions des vallons plus sauvages:

    Hélas! leur âpreté nous défendait en vain:

    Partout l'homme insolent, poursuivant ses ravages,

    Nous chassait devant lui, de ravin en ravin.

     

    Vous nous restez du moins, vous, montagnes sublimes!

    Accueillez-nous! Troupeau souffrant et résigné,

    Nous nous réfugions dans l'horreur de vos cimes

    Comme dans le seul lieu qu'il n'ait pas profané.

    Fernand Séverin

    Le chant des nymphes en détresse

     

    Le chant des nymphes en détresse

    Le chant des nymphes en détresse

    Le chant des nymphes en détresse

     

     


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  • Bonjour, j'ai eu difficile à sortir de dessous ma couette, il y faisait si bon!

    Dehors les gouttes d'eau crépitent sur le toit de la véranda, les dernières fleurs penchent lourdement leur tête et finissent par se coucher.

    Ma sœur arrivera donc sous la flotte de Novembre et pour demain, jour de la grande foire saint Martin, cette année pas de soleil mais du grand vent et de la pluie!

    Je vous ai choisi un beau poème de Maurice Carême pour vous souhaiter une bonne journée, je passerai demain matin car ce soir ma sœur ne veut pas rater son match de foot avec les diables rouges, j'essayerais de m'occuper autrement car moi et le foot ça fait 2!

    Cigalette

     

    Novembre

     

    Des cimes brouillées

    Sortent de la brume.

    Doucement s'allument

    Leurs branches rouillées.

     

    Des corbeaux tournoient

    Autour de la mare

    Où des feuilles rares

    Tournent et se noient.

     

    Les vents retiennent leur haleine.

    Le soleil se devine à peine.

    Le calme est grave, et l'on dirait

     

    Que du côté des étangs morts,

    La nature écoute, en secret,

    L'automne au loin sonner du cor.

     

    Maurice Carême

                                                                    Images PIXABAY

    Mouillé!

    Mouillé!


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  • Bonjour, j'ai très mal dormis, avec l'humidité mes douleurs aux épaules ont été omniprésentes, j'ai juste mis du rouleau aux huiles essentiels, je n'aime guère prendre des antidouleurs.

    Et ce matin, j'étais à peine assise à mon bureau que je vois Poussette très captivée par quelque chose sur le chambranle de la porte de la cuisine...

    Et là, même si j'aime prendre en photos les araignées, mes poils se sont redressés sur mes bras et j'ai été secouée de frissons à la vue d'une Tégénaire de plus de 2 cm!

    J'ai fait reculer Poussette, et malgré mon aversion pour ces grandes araignées que l'on rencontre souvent dans les maisons, j'ai saisis un bocal et un carton fin, j'ai fait glisser l'araignée au sol sous le récipient, puis j'ai glissé le carton en dessous de l'araignée et puis je l'ai libérée au jardin!

    C'est la première fois que je n'écrase pas une telle bestiole,  c'est que malgré notre répugnance, ces araignées sont utile, elle se nourrissent d'un  grand nombres de petits insectes nuisible, tel que les mouches, moustiques, les acariens etc.

    Après cela, je me suis assise près de ma Poussette, j'ai pris mon livre de poèmes sur les chats et je lui ais lus le poème de Charles Baudelaire...Sur mon cœur amoureux...

    Aux amoureux des chats

    Elle écoutait en fermant les yeux...

    Alors pour tous les amoureux des chats, je vous offre un petit poème et photos de ma Poussette.

    Je vous souhaite une bonne matinée, Cigalette

     

    Poème de Guillaume Apollinaire

     

    Je souhaite...

     

    Je souhaite dans ma maison:

    Une femme ayant sa raison,

    Un chat passant parmi les livres,

    Des amis en toute saison

    Sans lesquels je ne peux pas vivre.

     

    Aux amoureux des chats

     

     

     

     

     

     


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