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    Texte écris par ma fille.

     

    28 mars 2010

     

    On a changé d’heure cette nuit. Une heure est passée sans qu’on s’en aperçoive.

     

     

     

    Réveil à huit heures, sept heures de l’ancienne heure.

     

     

     

    Au déjeuner, je dis à mon homme que j’ai fais un vilain rêve, j’ai rêvé que mon beau-père était mort et qu’on devait aller en train pour aller voir maman. Le rêve semblait si réel. Si dur. Dans mon rêve, je ne voyais pas le corps du second mari de ma mère, je réconfortais celle qui avait perdu son être cher avec qui elle partageait sa vie depuis près de trente ans.

     

     

     

    A neuf heures, mon téléphone portable sonne. Maman me demande de la rappeler vers dix heures car l’état de son mari a soudain empiré, elle a appelé le médecin.

     

     

     

    Dix heures moins une, juste avant que je ne compose son numéro, elle me rappelle, complètement paniquée, elle me hurle : « je crois que c’est bientôt fini, ses yeux partent, oh mon dieu, chérie… » elle me dit encore des choses mais je ne comprends pas, mes oreilles se sont bouchées aux autres signes annonciateurs d’une mort imminente. Ses sanglots me parviennent jusqu’à moi, malgré les cent vingt kilomètres qui nous séparent.

     

    Je raccroche, le cœur affolé. Je vais trouver mon homme dans la chambre du fiston.

     

    • Je vais chez ma maman, c’est fini. Il est parti.

     

    Je ne demande pas à ce qu’il me conduise jusque là bas car nos deux enfants sont malades.

     

    • Je te téléphone dès que j’arrive.

     

    Je ne prends pas le temps de réfléchir, je mets mes chaussures, je prends mon sac et je pars. Par « chance », j’ai toutes mes correspondances qui arrivent relativement rapidement.

     

     

     

    J’arrive chez ma maman à 13h15.

     

    Je me rends immédiatement dans la chambre de son mari, de l’homme que je connais depuis que je suis toute petite. Je ne le reconnais pas. Il a pris vingt ans en deux mois.

     

    Il est assis, les yeux fermés, il gémit. Je pense qu’il dort mais non, il est épuisé par la douleur qui l’envahit et qui le tourmente depuis plusieurs heures.

     

    Il ouvre un œil, j’en profite pour lui dire bonjour. Je lui dépose un baiser sur sa joue ridée, sèche et blanche.

     

    • Ah Cécile. Parvient-il à me dire.

     

    Il me reconnaît, c’est déjà ça. Mais ses yeux s’en vont à nouveau. Son corps lutte contre la douleur et il ouvre et ferme les yeux toutes les deux à trois secondes.

     

    • Depuis combien de temps il est comme ça, maman ?

    • Depuis hier soir. Parfois il souffre un peu moins, comme ce matin, quand le médecin l’a vu. Mais juste après son départ, ça s’est dégradé très rapidement. Les infirmières de seconde ligne m’ont dit que je devais me préparer.

     

    Je n’ai pas le temps de lui répondre ou de penser à quoi que ce soit, j’entends du bruit dans la salle à manger, deux pièces plus loin. Une infirmière est là. Nous échangeons quelques mots et je lui dit qu’il est vraiment très mal. Elle doit lui faire la toilette mais il refuse, il n’a pas la force, il ne sait plus se lever, il ne tient plus sur ses jambes.

     

    Dans son lit, il cherche une position qui ne lui fasse pas mal. L’infirmière lui change les patch anti-douleurs. Il est à moitié couché, sur le dos, elle n’ose pas le relever pour mettre les nouveaux. Elle lui relève le haut de son pyjama et lui met les nouveaux sur la poitrine.

     

    « Qu’il est maigre » me dis-je au fond de moi. Je ne l’ai jamais connu très gros mais là, l’expression « avoir la peau sur les os » lui colle à la peau. Je vois ses côtes, je perçois les battements de cœur juste au sternum.

     

    L’infirmière me demande de l’aider afin qu’elle enlève les patchs qui sont finis et qui se trouvent dans le haut du dos…là je vois la forme de la colonne vertébrale à travers la peau, ses omoplates et tous ses autres os tendent la peau.

     

    L’infirmière part. Elle pense aussi qu’il n’en a plus pour longtemps.

     

     

     

    Maman lui a déjà donné des gouttes anti-douleurs mais plus rien ne fait effet.

     

    Il gémit continuellement. Quand il change de position, il hurle de mal. Rien ne lui convient.

     

    Puis il a chaud, très chaud. Il demande qu’on lui enlève son pull de pyjama. Sa peau est cyanosée, son port à cath ressort tellement que j’ai l’impression qu’un simple frottement peut déchirer sa peau.

     

     

     

    Ses intestins se sont vidés, il le sait, il a un lange. Il demande à ce qu’on le lui enlève et me dit :

     

    • Tu as déjà vu un zizi, hein.

    • Oh oui, ne t’inquiète pas pour ça, lui répondis-je en souriant tristement.

     

    J’aide maman car il n’a plus la force de se lever, pas même son bassin. On lui en remet un autre comme on peut…J’ai peur de le casser quand je soulève ses fesses, j’ai peur de lui faire encore plus mal.

     

     

     

    • Oh j’ai mal, mais qu’est-ce que j’ai mal. Qu’est-ce que j’ai fais pour souffrir comme ça ? Maman, maman, que c’est dur de mourir, murmure-t-il.

     

    Il gémit, il pleure, il souffre, il se tord de douleur.

     

     

     

    Il a des crampes à ses cuisses, je les lui masse avec une crème que je trouve.

     

    Il a d’énormes oedèmes à ses chevilles. Ses jambes sont blanches et froides et dures aussi. Une jambe suinte… »on ne sait rien faire à ça » m’a dit l’infirmière tout à l’heure, « si ce n’est lui mettre un lange pour absorber le liquide qui s’en va ». Je lui ai mis ça mais est-ce que ça lui fait vraiment quelque chose ?

     

     

     

    Son teint devient jaune.

     

     

     

    Maman et moi on essaie qu’il se repose mais il a tellement mal partout qui lui est impossible d’essayer de s’endormir.

     

    • Comment va être ma nuit ? se questionne-t-il.

     

    Il a peur de la nuit, c’est plus calme, il fait noir…mais je pense qu’il a peur de s’endormir car il sait qu’il ne va peut être plus jamais se réveiller. Même s’il nous dit de ne pas avoir peur de « ça ».

     

    Maman finit par appeler le médecin car il souffre trop ! Son pieds où sa jambe suinte est bleu. Il dit qu’il ne sent plus sa jambe, qu’elle ne lui répond plus. Maman peut lui donner d’autres gouttes anti-douleurs, des autres.

     

     

     

    Avec ses poings, il se frappe le torse. Maman et moi on lui prend chacune une main et on essaie de le calmer…

     

     

     

    De temps à autre, quand il sait encore s’asseoir, il couche sa tête sur mes genoux, ou sur ceux de maman. Mais, il finira pas ne plus savoir se redresser. Il restera couché.

     

     

     

    Il s’hydrate grâce à une éponge fixée sur un bâton.

     

     

     

    Il a tellement chaud qu’il nous demande de le déshabiller complètement et d’ouvrir la fenêtre. Je le sens fiévreux, mais on ne prend pas sa température.

     

    • Enlevez tout, ça me pique, ça me brûle.

     

    Tout frottement l’énerve, tout effleurement prolongé l’irrite.

     

    Maman lui caresse un bras, ça l’apaise. Je lui masse le ventre, ça le calme un très bref instant. Mais surtout, ne pas le toucher trop longtemps.

     

     

     

    Maman n’a plus mangé ni dormi depuis quatre jours et quatre nuits. Je lui prépare à manger et nous nous relayons pour avaler un petit quelque chose. La nuit risque d’être longue, très longue. Je préviens maman qu’elle doit vraiment se préparer. Que ce n’est plus qu’une question d’heures.

     

     

     

    • Tu peux rentrer chez toi, parvient-il à articuler entre deux épisodes d’éveil sans douleur.

    • Non, je passe la nuit ici, je reste près de toi, lui répondis-je les yeux remplis de larmes que j’essaie de ne pas montrer devant lui.

    • Merci, merci beaucoup, me chuchote-t-il avant de fermer les yeux et d’oublier ce qu’il vient de dire.

     

     

     

    Je lui prends la main mais parfois il l’accepte, parfois il la refuse, là il la refuse.

     

     

     

    Vingt heures, le médecin arrive pour lui faire des piqûres de morphine. Il attend son médecin avec grande impatience, il aime beaucoup son docteur. Elle lui pose quelques questions mais il ne veut rien.

     

    • Pas envie de télévision, pas maintenant, plus tard, dit-il, les yeux encore fermés.

     

    Il lui dit même :

     

    • Je n’ai même pas fumé aujourd’hui, pas envie, plus tard.

     

    Le médecin a sourit. Puis elle prend la seringue et fait sortir une ou deux gouttes de morphine :

     

    • Attention, je vais vous piquer, ça va un peu pincer. Je vous fais mal, monsieur, lui demande-t-elle avec une infinie gentillesse

    • Non, un peu, ça va, lui répond-il.

     

    Il est tellement maigre que je peux voir le trajets du produit sous sa peau. Le docteur doit même piquer à un autre endroit pour finir la seringue.

     

    • Je demande à l’infirmière des soins palliatifs de vous installer une pompe à morphine avec un calmant dedans. Mais il ne faudra pas l’arracher, elle sera mise sur votre ventre, monsieur.

     

    Mais déjà, il ne répond plus. En effet, il s’apaise rapidement. Ce laps de temps où il peut souffler, et nous espérer qu’il n’ait plus mal, est très court. Après dix à quinze minutes, il gémit à nouveau.

     

    Maman n’en peut plus de le voir ainsi. Elle a mal pour lui, elle pleure beaucoup. Je l’invite à se faire un café et à essayer de se reposer dans le salon.

     

    Quand elle part, mon beau père me demande :

     

    • Coupe moi des morceaux de viande, tu veux bien, et laisse les comme ça.

     

    Il reste conscient même s’il a quelques moments d’égarements. Il sait qu’il souffre, il sait de quelle maladie il va mourir, il sait qu’il ne parvient plus à parler comme il faut ni à penser correctement et ça l’embête beaucoup. Parfois il lâche des phrases qui n’ont aucun sens, alors on dit « oui » et on lui prend la main…et il referme ses yeux aussitôt.

     

     

     

    Il est tout nu, allongé sur son lit et il attend…il attend quoi ? la mort ? la lumière ? le sommeil ? Moi j’espère qu’il s’endorme rapidement, je prie, même si je ne suis pas croyante, je supplie n’importe qui, n’importe quoi afin qu’il ne souffre plus et qu’il parte au plus vite.

     

     

     

    Enfin, il a l’air de se calmer. Il ne lutte plus. Il respire sans gémir et plus calmement, moins profondément.

     

    Maman passe la tête dans la chambre mais elle n’arrive pas à ne plus pleurer.

     

    • Reste là bas, je te préviendrai au moindre changement, lui dis-je de ma voix la plus rassurante possible.

     

     

     

    Je n’ose plus bouger, de peur de le réveiller, d’interrompre son calme. Je sais qu’il va bientôt partir mais j’ai comme l’impression que c’est quelqu’un d’autre qui me dit ça…je sais mais je ne veux pas l’accepter.

     

     

     

    Ses yeux sont ouverts et ils fixent le plafond. Son bras qui se trouve près de moi se relève soudainement comme pour me demander de lui prendre la main mais je n’ai pas le temps de toucher ses doigts que son bras redescend et repose sur le bord de son lit.

     

    Je l’observe. Il déglutit encore une fois.

     

    Pendant un certain temps, mes yeux s’immobilisent à l’endroit où je peux voir les battements de son cœur. C’est tout juste si je me rends compte qu’il ne cligne plus des yeux, ni qu’il respire de moins en moins longtemps et de moins en moins souvent. Son cœur bat encore mais le mouvement est moins fort, moins rapide. Mais il bat toujours. Faiblement. Doucement. Lentement. Puis, il s’arrête. Enfin, je le crois. J’attends. Je m’approche un peu plus. Je n’ose pas le toucher, ni lui parler. Je me lève. Je dois prévenir maman. Mais je ne veux pas lui annoncer cette terrible nouvelle si je ne suis pas sûre de moi. Alors, je prends son pouls à son poignet…je ne sens rien. Je colle ensuite une oreille sur sa poitrine et j’écoute. Rien, même si je veux (j’espère) croire l’inverse. Puis, il me semble encore entendre ses gémissements.

     

    « Non, il a assez souffert comme ça, il vaut mieux qu’il soit parti. » me dis ma petite voix intérieure.

     

    Je me lève et me dirige alors vers le salon. Je trouve maman debout, fixant le jardin. Elle se retourne vers moi quand je pousse l’unique porte en verre qui nous sépare. Ses yeux sont gonflés de chagrin, son regard me supplie de ne pas lui dire ce qu’elle redoute :

     

    • C’est fini maman.

      Ramaekers Cécile

    La fin d'une vie, la fin d'une souffrance, la fin d'un espoir

     

    La fin d'une vie, la fin d'une souffrance, la fin d'un espoir

    Carte de reperciement envoyée aux personnes qui ont partagé notre peine et qui sont venue rendre un dernier hommage à mon mari.

     

     

     


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  • Bonjour, je vous avouerais que je  n'aime guère ces derniers jours du mois de mars, trop de mauvais souvenirs remontent à la surface, souvenirs d'une période abominable, de journées passées dans l'angoisse et le déchirement.

    Demain il y aura déjà 7 ans que mon mari a fermé ses paupières mais avant que celles-ci ne se ferment à tout jamais il a souffert le martyr et nous étions toutes impuissantes, le docteur, les infirmières des soins palliatifs, ma fille et moi.

    Quelques jours, 3 exactement j'avais écris un texte pour tenter d'apaiser un peu mon chagrin, même si je savais que la fin était toute proche, une fin qui serait une délivrance pour cet homme dont le cancer le rongeait de l'intérieur en lui infligeant de terribles souffrances.

    Et hier dimanche 26 mars 2017, je me suis acharnée à retourner tout un lopin de terre, j'avais l'impression qu'a chaque coup de bêche j'enterrait un peu de ma colère et de mon chagrin.

    A l'opposé de certaines ou certains d'entre-vous qui ont confiance en l'avenir et qui salue chaque jour comme une nouvelle aventure, moi je ne vois pas mon avenir agréable, car je sais que chaque jour qui naît seras le même que hier et qu'aujourd'hui...

    Il sera la copie conforme du précédent, je me lève seule, je mange seule, je me balade seule, je m'endort seule.

    Mais je me dit que c'est mon destin et que je dois faire avec.

    Demain je vous posterais comme chaque année le très beau texte que ma fille à écris après le décès de mon mari.

    Cigalette

     

    J'aimerais tant te dire...

     

    Parcourir de mes yeux fatigués, ces doux mots qui forment un poème, m’apporte comme un brin de réconfort, un écho de je t'aime.
    La lente agonie de ton corps meurtri est pour moi comme d'innombrables écorchures sur ma peau desséchée par mes larmes salées emportées par le vent de la réalité.

    J'aimerais tant trouver des paroles apaisantes enrobées de caresses, qui déposeraient sur tes organes rongés, comme un baume cicatrisant, un emplâtre protecteur.
    Comment te dire ce que mon cœur chagrin aimerais te confier, il déborde d'amour, de tendresse, de mal être, mais aussi de faiblesse, de colère et de haine.
    J'ai besoin de te dire, que toutes ces années passées à tes côtés, ont été pour moi comme une mer dont les vagues successives m'ont apporté, savoir, amour, bonheur, mais aussi chagrin, éraflures, tristesse et tourments.
    Bref, une mer déferlantes de divers sentiments qui peuplent la plage de nos existences, mais notre arche a tenu bon contre les vents et les tempêtes amenées par les remous de notre destinée.
    Mais aujourd'hui, te voire là assis sur ta couche froissée par tes nuits agitées, par tes nuits de combats me laisse dans la bouche comme un goût d'incompréhension et d'impuissance.
    Toutes ces minutes sombres, où tu lutte, où tu épuise tes dernières forces au chapelet des heures noires.
    J'appréhende le jour où tu fermeras tes volets sur tes fenêtres brisée par les projectiles du cancer, où tu baisseras le rideau sur le dernier acte de ta vie et où tu t'envoleras vers l'apaisement divin.
    Pourtant, je saurais qu'a ce moment là l'ange de la libération t''emportera sur ses ailes afin de t'emmener vers le repos éternelle où tes souffrances
    disparaîtront dans l'abysse de l'au-delà, de l'inconnu, de l'éternité.
    J'ai envie de hurler, de crier à la face du monde de demander à celui qui gère notre vie ici bas d'abréger tes souffrances, de t'octroyer quelques heures de répit, mais en vain les mots restent enfouis au fond de ma gorge.
    Alors pour apaiser mon courroux, j'ouvre un recueil de poésies et ces vers couchés sur la feuille glacée ont un pouvoir un peu magique d'estomper pour quelques instants mes angoisses, ma hargne, mon agressivité.

    Texte écris après une énième nuit de pleurs, de gémissement
    s, une nuit de souffrances inutiles...
    Mes oreilles sont meurtries par ses plaintes, bien souvent il dépose sa tête sur mon épaule et déverse ses larmes de rages et d'épuisement sur mon corps impuissant.
    Ecris le 25 Mars 2010, 3 jours avant sa mort !

    Cigalette

    C'était le 27 mars 2010

    Mon mari 3 jours avant sa mort

    C'était le 27 mars 2010

    C'était le 27 mars 2010

    Merci à vous toutes et tous d'êtres là à portée de clavier pour m'aider à continuer mon chemin et à briser un peu ma solitude.

     

     

     

     

     

     


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  • Bonjour, aujourd'hui c'est la fête de ceux qui ont encore la chance d'aimer, d'avoir un mari, un compagnon.

    Bonne fête à ceux qui s'aiment.

    Mon mari et moi, nous n'avons jamais fêté la saint Valentin, nous étions mariés, nous avons connus des hauts et des bas, mais malgré cela ni l'un ni l'autre n'a quitté le navire, nous avons naviguer contre les vents et les marrées.

    Notre embarcation a faillis couler plusieurs fois, elle a subis bons nombres d'avaries, mais nous l'avons à chaque fois réparée et nous avons réussis à la redresser et à continuer notre voyage.

    Dans un mois et quelques jours, cela feras 7 ans que mon époux s'en est allé, je ne dirais pas sur la pointe des pieds, oh cela non car il a souffert le martyr durant une bonne semaine et le dernier jour ce fut l'enfers!

    Heureusement j'ai eu ma fille pour m'aider à traverser cette douloureuse épreuve, le décès de mon mari l'a fortement marquée, car même si ce n'était pas sa fille, elle aimais beaucoup son beau-père malgré son grand amour pour la sainte bouteille de rouge et la sainte cannette de houblon.

    Dans ses moments de sobriétés, mon époux était un employé travailleur, consciencieux.

    Un homme charmant, un grand amoureux et il avait un grand cœur, je ne l'ai jamais jugé, car je savais  ce qui l'avait fait plonger dans l'alcool.

    Jamais je n'oublierais qu'en 1983 il m'a sauvé de la rue, de la misère en me prenant la main et en m'offrant un toit.

    Chacun essaye d'oublier à sa manière, certain quitte tout, d'autre se tue au travail, vont même jusqu'au suicide.

    Et triste constat, un grand nombre sombre dans les vapeurs de l'alcool, croyant tout oublier, mais au réveille la blessure et les problèmes sont toujours là!

    Et bien souvent leur vie est fichue à jamais!

    Certes je l'avais prévenus plusieurs fois de ce qu'il risquais, son foie était déjà bien abîmé lorsque je l'ai connu et le cancer au fil des années à fait son travaille à petits feux...

    Mais aujourd'hui, je ne garde que les bons moments et je continue ma route en solitaire jusqu'au jour où j'irais à mon tour le rejoindre.

    Nous avons vécus 26 années ensemble, cela compte dans une vie!

    Bonne fête à ceux qui s'aiment

    Bonne fête à ceux qui s'aiment

     

    TU ES PARTOUT

    Edith Piaf


    Nous nous aimions bien tendrement
    Comme s'aiment tous les amants
    Et puis un jour tu m'as
    quittée
    Depuis je suis
    désespérée
    Je te vois partout dans le ciel
    Je te vois partout sur la terre
    Tu es ma joie et mon soleil
    Ma nuit, mes jours, mes aubes claires

    Tu es partout car tu es dans mon
    cœur
    Tu es partout car tu es mon bonheur
    Toutes les choses qui sont autour de moi
    Même la vie ne représente que toi
    Des fois je
    rêve que je suis dans tes bras
    Et qu'a l'oreille tu me parles tout bas
    Tu dis des choses qui font fermer les yeux
    Et moi je trouve
    ça merveilleux

    Peut-être un jour tu reviendras
    Je sais que mon
    cœur t'attendras
    Tu ne pourras pas oublier
    Les jours que nous avons passes
    Mes yeux te cherchent sans
    arrêt
    Écoute bien mon cœur t'appelle
    Nous pourrons si bien nous aimer
    Tu verras la vie sera belle...

    Tu es partout car tu es dans mon
    cœur
    Tu es partout car tu es mon bonheur
    Toutes les choses qui sont autour de moi
    M
    ême la vie ne représente que toi
    Des fois je
    rêve que je suis dans tes bras
    Et qu'a l'oreille tu me parles tout bas
    Tu dis des choses qui font fermer les yeux
    Et moi je trouve
    ça merveilleux...

    Bonne fête à ceux qui s'aiment

    Bonne fête à ceux qui s'aiment

     

     

     

     


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