• Mon histoire premier extrais

    Bonjour dans cette nouvelle rubrique je vous posterais quelques extrais de " Mon enfance à Verte Campagne " dans cette histoire que j'ai écrite, j'ai essayé de rassembler les souvenirs les plus beaux et les plus importants qui me sont revenus en mémoire.

    Mais il me fallait trouver un moyen pour que cela tienne la route, alors je me suis imaginée retourner pour quelques jours à Verte Campagne afin d'essayer de trouver des réponses aux questions qui me tourmentaient depuis des années.

    Pour vous faciliter la lecture et vous y retrouver, les phrases en gras et précédées d'une * sont véridiques.

    Dans ce récit il y a du " VRAI " mais aussi du " FAUX " car ma mémoire me fait défaut surtout pour les dates et certains événements, surtout celui où d'un jour à l'autre je me suis retrouvée en pension.

    J'ai un énorme " blanc " juste quelques flashs comme je me vois endormie sur une banquette arrière d'une voiture, ou encore une religieuse qui me pousse avec vigueur devant elle...

    Je ne me rappelle aucunement le trajet depuis la maison de ma famille d'accueille où j'étais jusqu'au pensionnat pour enfants du juge, pourtant il y a une bonne heure de trajet pour parcourir 87 kilomètres.

    Et sachant qu'à cette époque ( 1966 ) les voitures ne roulaient pas aussi vite qu'aujourd'hui!

    Si j'avais su que l'on m'enlèverais de maman et marraine je me serais enfuie dans la forêt pour ne pas partir!

    Alors j'ai " broder " autour des seuls souvenirs qui me sont venus en tête.

    Mais ce qui est étrange c'est qu'il y a quelques années j'avais retrouvé via  internet une personne du village et lorsque je lui ais posé cette question; Pourquoi et comment s'est déroulé mon départ de Verte Campagne, je n'ai jamais eu de réponse ce fut le grand silence! 

    Alors je n'ai pas insisté, le passé est le passé, je me contente du présent.

    Soyez indulgent quand aux fautes, je n'ai plus de cartouche d'encre pour mon imprimante donc impossible d'imprimer mon histoire afin de la faire corriger par ma voisine, si vous trouvez des fautes dite le moi c'est avec plaisir que je corrigerais.

    Cigalette

     

    Mon enfance à Verte campagne

     

     

     

    Le haut-parleur grésille, la voix suave du contrôleur annonce le prochain départ.

    Le train entre en gare, il commence à ralentir sa course, un chuintement des essieux, et enfin il se stabilise.

    C’est avec un pincement au cœur que je fais un dernier signe de la main à Josiane.

    Bien vite, les wagons s’ébranlent sur les rails et le train reprend de la vitesse.

    Dès que je suis bien installée sur la banquette, je me remémore mon séjour passé à Verte campagne et je fais le point sur le déroulement des événements.

    Je revois mon arrivée à cette même gare, il y a cinq jours.

    A peine descendue du train, j’avais aperçu, Josiane, plantée sur le quai n°3

     

    Nous avions changé toutes les deux, aujourd’hui, nous étions des quinquagénaires.

    Sur la route qui nous avait menées a Verte Campagne, elle m'avait confié.

     

    " Ma mère à une mémoire d’éléphant elle saura certainement t’aider dans ton enquête."

    Je l’avais remerciée d’avoir répondu aussi vite à ma requête.

    Je m’étais alors aperçue que, nous étions près du vieux cimetière, je lui avais demandé si cela ne l’ennuierait pas de faire une halte.

    Dès que j’avais poussé la grille, celle-ci avait grincé comme autrefois, le vieux cadenas rouillé avait l’air de ne pas avoir bougé d’un pouce depuis mon enfance ! À croire qu’il n’y avait plus personnes qui venaient s’incliner sur les tombes.

    A voire les mauvaises herbes recouvrir presque la totalité de l’épitaphe du caveau de maman et marraine, j’étais certaine que l’on venait rarement entretenir la concession.

    Après m’être recueillie un instant, j’avais rejoint Josiane qui patientait à l’extérieur.

    On y va ? Me lança-t-elle, maman doit nous attendre pour dîner, et pendant qu’elle fera sa sieste, je t’emmènerai faire le tour du village."

    Nous étions remontées en voiture et quelques minutes plus tard, nous nous arrêtions devant sa maison, sa mère était sur le pas de la porte.

    Louise c’était écriée:

    "Et alors les filles, vous aurez tout le temps de papoter durant cinq jours, le dîner est prêt, le roast-beef va être trop cuit !"

    Je n’avais pas encore ôté mon manteau, que Louise m'avait serrée contre sa maigre poitrine, et m’avait scrutée de ses petits yeux bleus délavés, puis s’était exclamée.

    "Tu n’as pas beaucoup changé, sauf que je te revois femme, et que tu nous avais quittée enfant !"

    Le repas terminé, nous nous étions toutes les trois assises dans de bons fauteuils Louis XVI, et là, Louise avait sollicité sa mémoire.

     

    J’avais pris soin de noter chaque détail à chacun de ces souvenirs et souligné ceux qui me semblaient les plus importants et les plus aptes à m’aider dans le récit de mon enfance.

    Chapitre 1

     

    *Aujourd’hui, à cinquante ans, je suis installée devant l’écran de mon ordinateur, une feuille blanche attend de se couvrir de mon histoire.

    Sur la tablette de mon bureau des feuilles éparpillées contiennent les renseignements recueillis lors de mon séjour à Verte Campagne.

    Bien vite mes doigts pianotent le clavier et les premiers mots se couchent sur la page…

     

    J’ai à peine deux ans.

    Je ne comprends pas encore tout très bien, et peut être que je ne comprendrai jamais.

    Par contre je sais très bien exprimer ce que je ressens au fond de moi, alors j’ai pensé que je pourrais vous retracer les premières années de mon enfance.

     

    *Ma vie commence le 10 mai 1955, un mardi soir. 

    *Quelques parts dans une maternité, une jeune fille à peine âgée de seize ans ressent les premières douleurs de l’enfantement, elle est allongée là, sur un lit.

    Elle est seule avec la sage-femme, la future mère à très chaud, la sueur dégouline sur son visage, et dans son cou.

    Après de longues heures d’efforts et de travail, la délivrance est enfin là, je viens de pousser mon premier cri.

    Cinq minutes après ma naissance, on ligature l’ombilic puis on le coupe.

    Pourquoi ne me dépose-t-on pas sur le ventre de maman? Que je puisse enfin sentir son odeur, toucher la peau de celle qui m’a protégée et portée pendant ces 9 mois?

     

    Pourquoi ne me laisse-t-on pas avec elle?

    Je crie, je pleure, je hurle, espérant encore la revoir, mais en vain !

    Une infirmière, bien vite s’empare de moi, et m’emmène hors de la chambre,

    Emmitouflée jusqu’aux oreilles, on m’emmène à travers le dédale de l’hôpital.

    L’infirmière pousse une grande porte vitrée derrière laquelle, sont alignés des petits lits en fer blanc, où vagissent une multitude de petits êtres comme moi.

    Bien vite le pédiatre me débarrasse de mon lange en coton blanc, il me pèse, mesure le périmètre de mon crâne, de ma taille.

    Il palpe mon abdomen, il examine mes pieds et mes jambes, mon cou, mes clavicules, mes yeux, ma bouche, mes oreilles, rien ne lui échappe.

    Ensuite on me donne mon premier repas, dans une bouteille en verre, munie, d’une tétine en caoutchouc, après quoi, on me dépose dans un petit lit identique aux autres.

    C’est là que je m’éveille à la vie, seule dans mon petit lit, l’infirmière me prend juste pour me laver, me peser et m’examiner, et me nourrir a heure régulière.

     

    Je ne revois pas ma maman, jamais une bouche n’effleure ma petite figure, jamais une main ne caresse mes cheveux blonds.

     

    Une semaine après ma naissance, une dame que je n’ai jamais vue, m’extirpe de ma couche, je suis toute contente, je vais certainement retrouver ma mère.

    Je désenchante vite, car ce n’est pas elle que je retrouve, mais d’autres personnes, qui vont s’occuper de moi.

    Si maman ne me réclame pas endéans vingt-quatre mois, ils se chargeront de me trouver une famille d’adoption ou d'accueil.

    *Je porterais alors l’étiquette «enfant abandonné» et mes parents seront déchus de leurs droits.

     

     

    Mon histoire premier extrais

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 9 Novembre à 07:05

    Ton histoire est "poignante" Tu le dis si bien avec tes mots 

    Ecrire ça fait du bien 

    Je suis sensible et ton histoire m'arrache les larmes 

    Bravo à toi

    Ta vie mérite d'être écrite , ta sensibilité est à fleur de peau , un livre de vie , il faut que tu demandes à ta fille d'en faire un livre , elle saura te guider 

    Sur tous les ordinateurs il y a la touche correction d' orthographe

    Bisous à toi Francine 

      • Jeudi 9 Novembre à 08:17

        Bonjour Rose je te remercie mais tu sais éditer un livre tout d'abord cela coûte très cher et tu sais que j'en n'ai pas les moyens et puis je ne veux pas ressasser de mauvais souvenirs à mes parents biologique même si ils m'ont blessée à vie en m'abandonnant mais comme je ne connais pas le fin fond de l'histoire je préfère juste partager ici quelques pages.

        Mes vrais parents vivent encore ainsi que plusieurs de mes demi frères et sœurs, j'ai couper tous les ponts avec eux, mais je ne veux pas qu'ils souffrent à cause de mon histoire.

        J'ai écris pour "vider" ma rancœur, cela m'a fait du bien, mais j'ai de la chance que je m'en suis bien sortie malgré tout, d'autres n'ont pas cette chance! merci bises

    2
    Jeudi 9 Novembre à 07:54

    Je ne m'attendais pas à cela et ton début dans la vie ne fut pas rose; je ne me doutais pas et suis émue en lisant ces lignes.
    Sincèrement, j'espère pouvoir lire ton livre un jour.
    Pour mes photos, je préfère celles avec les gouttes et de loin.
    Bisous et bonne journée

      • Jeudi 9 Novembre à 08:20

        Bonjour Abby et merci tu pourras lire ici quelques extrais comme je l'ai écris à Rose plus haut je ne veux pas remuer tout ce sinistre passé mes parents biologique vivent encore et ils ont souffert eux aussi même si je ne leur pardonnerais jamais de m'avoir abandonné nul n'est parfait en ce monde et comme je ne connais pas les circonstances qui ont engendré mon abandon, j'en reste là, bonne journée bisous

    3
    Jeudi 9 Novembre à 08:43
    marine D

    Tu as raison de ne pas vouloir faire du mal à ceux qui t'ont donné le jour, même si ils ne t'ont pas élevés, il y a parfois des circonstances qui font que... Il ne faut pas nourrir les rancoeurs et la haine, elle font trop de dégats.
    La vie nous laisse une chance et tu as su la saisir, en fondant ta propre famille, je te souhaite le meilleur Cigalette

    Bisous et très bonne journée

      • Jeudi 9 Novembre à 09:29

        Bonjour Marien oui je trouve aussi que le monde est déjà assez remplis de rancœur que pour en ajouter, et comme je ne sais vraiment pas les circonstances de mon abandon, je ne vais pas en rajouter merci bisous

    4
    annie31
    Jeudi 9 Novembre à 09:16

    Bonjour Cigalette,

    Une bien triste histoire mais heureusement, malgré tout, tu as réussi ta vie d'adulte.

    Bonne  journée et gros bisous.

     

      • Jeudi 9 Novembre à 09:29

        Bonjour Annie et merci oui je remercie Dieu je m'en suis bien sortie, gros bisous je vais filer à la pharmacie

    5
    Jeudi 9 Novembre à 09:19

    C'est une histoire émouvante et on a envie de connaître la suite.

    J'ai corrigé ton texte, puis-je te l'envoyer par mail en pièce jointe? Tu as le programme Word ou PDF?

      • Jeudi 9 Novembre à 09:27

        Bonjour et merci Christiana je te remercie oui tu peut me l'envoyé sur ce PC j'ai libre office mais sur l'autre le portable j'ai Word grand merci

    6
    Jeudi 9 Novembre à 09:34

    Toujours aussi bouleversant de te lire ma Cigalette

    Gros bisous et bonne journée, encore très grise ici

     

    7
    Jeudi 9 Novembre à 09:35

    BONJOUR MA CIGALETTE 

    en lisant tes premiéres lignes 

    j'ai pleurée ,car nous avons eu le méme départ de notre vie 

    moi non plus ,pas sur le ventre de ma mére et aucun bisous de personne non plus 

    la fin est mieux et là commence mon bonheur 

    ma mére m'avait abandonner a la naissance et c'est ma grand-mére maternelle 

    qui au bout de 8 jours et venue me chercher

    tu vois la vie bien comme la tienne

    bon jeudi ma gigalette 

    je te fait de gros bisous 

    mireille

      • Jeudi 9 Novembre à 13:45

        Bonjour Mireille il y en a plus qu'on ne le crois qui sont délaissé à la naissance mais il y a plein de circonstances différentes, bisous

    8
    Jeudi 9 Novembre à 11:21

    Ton histoire de tes débuts dans la vie est vraiment épouvantable, mais je ne comprends pas comment une mère peut abandonner son enfant! C'est si triste.

    Bonne journée

      • Jeudi 9 Novembre à 13:46

        Oui Livia mais il y a pire que moi combien d'enfants sont abandonné par jour on en serais surpris bonne après midi

    9
    Mamapah
    Jeudi 9 Novembre à 11:22
    Un grand pincement au coeur... Continue à l 'écrire cela fait du bien pour toi.. J 'ai peut être pas eu de chance, mais d 'autres encore moins
      • Jeudi 9 Novembre à 13:46

        Merci à toi oui je me dit toujours qu'il y a bien pire que moi gros bisous et merci

    10
    Mamapah
    Jeudi 9 Novembre à 11:25
    Com parti trop vite ! Je t 'embrasse affectueusement.
    11
    josie
    Jeudi 9 Novembre à 15:53

    bonjour cigalette, quelle histoire cruelle  je la connais tu a déja exprimée, puis  les parents trop jeunes enfants eux meme,  tu n est pas la seule dans ma propre famille aussi une cousine germaine a moi a eu une fille a 16 ans,  en plus orpheline de ces deux parents et fille unique, d ailleurs on ne se fréquente plus, sa mère ma tante pas sérieuse des hommes y v  venait chez elle,  un cousin germain a elle aussi et avec sa femme dont cousin germain a mon père aussi,   dégoutés on était  c est ce sale type qui avait mis cette gamine   de cousine enceinte, sa mère  était la marraine de mon père  il aurai mérité le cachot,   elle a été giflée par une tante pour dire la vérité dur dur, sa fille se débrouille très bien mariée a un belge chauffeur de  taxi mais elle n a pas  d enfant elle a plus de quarante ans, sa mère allait se ballader avec ce vieux con la pendant que sa femme restait avec sa mère c était louche, lui meme père et grand père, ma cousine a été a la dass, elle venait voir sa fille quand majeure, a  trouver un homme pas mariés  ils vivent dans le cher et ont eus trois filles après dont la dernière a  28 ans  cette fin de mois, cela est très vrai,  la soeur de  celui la vit encore veuve    pas très loin de chez nous , je ne la fréquente pas, les histoires de famille ,  bonne fin de journée, bisous,♥

    12
    inconnu
    Vendredi 10 Novembre à 15:18

    Bonjour chère Cigalette,

    Je sais pour l'avoir lue votre histoire depuis votre naissance, en passant par votre vie heureuse avec votre "maman" et votre Marraine, puis votre terrible enfance chez les soeurs, et vos souffrances à l'adolescence.

    Vous avez écrit toute cette histoire particulièrement douloureuse. La publier dans un un livre extrêmement coûteux , mais cela ne vous empêche pas de le faire de façon manuscrite en reliant vous même ce petit livre qui sera pour votre descendance un bien très précieux.

    Ne laissez pas ces souvenirs sans suite. Même s'il n'existe qu'un seul livre qui relate ce que vous avez vécu il n'en sera que plus précieux.

    Amicalement. 

    13
    Dimanche 19 Novembre à 15:57

    Terrible enfance... Le début de ton histoire est émouvant...

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