Par Stéphanie
Ce poème comme celui d'hier (l'arc-en-ciel) sont des poèmes de jeunes auteurs de chênée, qu'un directeur d'école (Jean Jamin-Franckson) à rassemblé dans un livre en hommage à son ami, feu Joseph Willem qui a permis aux jeunes écoliers de s'exprimer dans la poésie.
Ce livre à pour titre " A travers le passé " et est daté de 1932.
A mon tour j'aimerais faire connaître et partager avec vous ces merveilleux poèmes de chez nous.
Celui-ci est en hommage à Marie (non pas ma voisine) mais celle qui a remplacé ma mère biologique, elle et sa soeur Germaine m'ont donné toute l'affection et l'amour que j'avais besoin.
Elle m'ont appris beaucoup de chose et surtout à vivre en harmonie avec la nature, avec elles j'ai passé dix merveilleuses années entourée d'amour et de tendresse.
Jamais je ne les oublierais, pour moi, elle sont tout simplement maman et marraine.
J'ai essayer de restaurer la seule et unique photo que je possède de maman Marie, pas facile.
Mais je dédie aussi ce poème à toutes les mamans de la terre.
Cigalette
Devant le portrait de ma mère
Dans un cadre d'ébène, artistement sculpté,
un portrait précieux au mur est attaché;
c'est celui de maman, de ma mère chérie,
devant lequel parfois je m'arrête et je prie.
Cette image sacrée exalte dans mon coeur
les plus beaux sentiments qui s'y chantent en choeur;
car est-il, ici bas, créature plus chère
que celle qui répond au nom béni de mère?
Oui, ce portrait choyé, c'est celui de maman,
de cet être adoré, tout de dévouement,
tout d'abnégation, même de sacrifice,
qui se montre partout sans aucun artifice.
Un sourire de mère au petit chérubin
est un riche bijou qui brille en son écrin.
C'est auprès d'un berceau que s'écrit ce poème,
impromptu d'une mère à son enfant qu'elle aime.
Mère des premiers pas qui se font chancelants,
mère des premiers mots, des balbutiements,
de la joie qui s'épanche en la blonde nichée,
oh! n'es-tu pas alors une divine fée?
Quand tu viens apporter un baume au coeur meurti,
que tu sais consoler d'un rêve évanoui,
que tu sais écouter de graves confidences,
n'y réponds-tu donc par des flots d'indulgences?
Tu ne refuses pas le pardon demandé
et tu sèche les pleurs de tous ces affligés.
A ton enfant qui sent s'abattre le courage,
tu cours, par la douceur, le sauver du naufrage.
Ne te défends jamais, mère! de ta bonté;
ton nom dira toujours la magnanimité.
Bien qu'ait parlé la mort, tu restes immortelle;
rien ne peut affaiblir la flamme maternelle.
Mère! je garderai de toi le souvenir.
Sois là! pour recueillir mon ultime soupir;
viens, accours m'assister à mon heure dernière!
Mourir n'est point mourir, dans les bras de sa mère.
Janvier 1902
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