Par cigalette 106
Bonjour, ce matin trouvant qu'il faisait bien froid malgré le chauffage j'ai mis mon nez dehors au jardin.
Dans le parterre ma rose courageuse semble défier l'air glacé, sur son bouton velouté scintillent des perles de givre.
J'ai fait une photo, puis je suis vite rentré pour me chauffer.
Je me suis alors souvenue que j'avais déjà écris un texte sur cette même rose il y a plusieurs années.
J'ai ouvert mon fichier " Histoire nature et village " et je me suis mise à la recherche de mon histoire.
Et devinez? Ce texte je l'avais écris le...18 novembre 2008!
La différence c'est que cette année là, ce n'était pas le givre comme aujourd'hui qui scintillait sur ma rose mais bien des perles de pluie.
Elle était déjà dans un parterre à la précédente maison, si mes souvenirs sont bons je l'avais planté en 2002.
La rose solitaire
En cette saison, le jardin est bien triste les dernières fleurs achèvent lentement de s’étioler dans les parterres.
Elles penchent leurs têtes alourdies par les pluies abondantes des jours précédents, leurs pétales se détachent lentement de leurs cœurs fragilisés.
Les bourrasques de vent, ont donné a leurs tiges une tenue étrange, fantasque certaines se sont pliées et d’autres sont complètement biscornues.
Pourtant en retrais ont peut remarquer une fleur solitaire prête à s’ouvrir a la vie comme un défis a l’automne.
Juste un bouton de rose rouge qui semble narguer les intempéries, sur sa tige bien droite elle parait indomptable presque immortelle.
Mes pieds s’enfoncent dans le terrain détrempé, comme chaque matin je passe en revue les plates bandes insipides, où un tapis de feuilles mortes couvre la terre.
Les bambous sur leurs hautes tiges semblent protéger la mare des regards indiscrets et forment un rideau de leurs feuilles rousses.
La cascatelle ravis mes oreilles de son chant cristallin et donne aux parages une touche d’apaisement bienfaisante.
Mes pas m’amènent enfin près du bourgeon du rosier, quand mon regard se pose sur lui une émotion se propage dans mon cœur, la rose à peine éclose oscille au souffle léger du vent.
Comme enchâssée par des doigts habiles, des minuscules perles de pluie sur ses pétales veloutés reflètent l’aube naissante.
La vue de cette marquise solitaire éveille en moi une inspiration poétique.
La nature est une amie précieuse, toujours là quand la mélancolie me guette elle a le don de disperser mes idées noires.
J’admire cette unique fleur isolée dans se désert de verdure et je l’enferme précieusement dans mon petit coffret magique.
Merci a toi la reine des fleurs d’avoir mis une touche colorée dans mon jardin en hibernation.
Desterck Francine le 11 novembre 2008
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