Par Stéphanie
Le gravier crisse sous les pas
Du va-et-vient des visiteurs
Mais ce jour le ciel est si bas
Qu'il ajoute encore au malheurs
Le temps semble comme arrêté
Tout se confond dans l'infini
Le présent se mêle au passé
Toute peine en même semis
C'est le jour des recueillements
Des souvenirs jamais finis
Pour un vieillard ou un enfant
Une maman ou un mari
Des dos courbés des gestes lents
Des mots que le vent n'entend plus
Mille murmures hésitants
Pour évoquer les disparus
Tandis que montent des prières
Sur le lieu du rassemblement
L'enclos sacré du cimetière
Renaît sous le pas des vivants
Ici on verse quelques larmes
Ici on verse quelques pleurs
Au souvenir des chères âmes
On repense aux anciens bonheurs
Là, quelque tombe désertée
Victime d'un trop prompts oubli
Montre la pierre torturée
Par le soleil et par les pluies
La bruyère et le chrysanthème
Vont croissant au rythme des heures
En hommage à tous ceux qu'on aime
Toujours vivants au fond du coeur
Tout redevient paix et silence
Quand le soir on ferme les grilles
Un gardien avec indolence
S'en va sous la lune qui brille.
RJ Bomal
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