Par cigalette 106
Bonjour, hier lors de ma dernière balade, comme à chaque fois avant de continuer mon chemin je m'engage sur la petite pente qui mène au ruisseau, j'espère toujours y apercevoir le castor...
Soudain sur ma droite je distingue une forme sombre, le castor? Et non point de castor mais un pauvre chat, si je dit pauvre, c'est parce que depuis plus de 5 ans son maitre a déménagé en le laissant ici et depuis il erre par ci par là en quête de nourriture.
Il est assez sauvage, il ne se laisse pas approcher, car dès qu'il a sentis et vus ma présence il s'est enfuis dans les fourrés.
J'ai donc continué ma balade avec Woopy toujours à l'affût du moindre mouvement.
Mais sur le chemin du retour je ne l'avais même pas vus c'est en voulant me rapprocher de la rivière que j'ai retrouvé le chat qui se dorait au soleil d'hiver.
Je me suis approchée doucement en disant à Woopy que c'était Poussy et mon brave toutou s'est assis tranquillement et a observé le chat.
Ce dernier ouvrait et fermait ses paupières, découvrant par instant ses iris d'une jolie couleur verte.
Au final, il n'y avait plus qu'un bon mètre qui nous séparait, on aurais dit que mes paroles l'apaisait, tout en le prenant en photo je continuais de lui parler: " N'aie pas peur Poussy, je fait juste quelques photos, petit Poussy chéri vient , allez vient près de moi", mais le chat ne bougeait pas de sa place, il continuait de m'observer entre ses paupières mi closes.
Pauvre chat il a tellement l'habitude d'être chassé dès qu'il pénètre dans une propriété, bon il faut dire qu'il ne se gêne pas de rentrer par le soupirail de chez ma voisine et d'aller voler la nourriture de son chat, mais surtout de marquer son territoire sur la table à repasser, sur les pieds des chaises etc...En plus il est assez bagarreur!
Et en regardant les photos, je me suis souvenue d'un poème lus dans un de mes magasines FLOW et traduit du russe par Eva Antonnikov.
J'ai juste changé le pluriel par le singulier.
Cigalette
Le chat
Un jour d'un joyeux pas,
Je revenais chez moi.
Soudain, je vois un chat,
Qui m'tourne le dos ma foi.
Je crie; hé-ho, le chat!
Ne reste pas comme ça,
Suis-moi de ce pas,
Je t'emmène chez moi.
Suis-moi donc le chat,
Je vais te mitonner
De suite un fameux plat,
Il y aura du soufflé.
Mais non! répond le chat,
Je préfère rester là!
Le voilà donc assit,
Il ne m'a pas suivi.
Le Samovar- poèmes 1928-1940, Edition bilingue traduit du russe par Eva Antonnikov, Héros limite, 2015
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