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Sotoportrait

Je doit vous avouer que je ne savais pas trop comment traiter ce mot, puis après quelques recherches sur le net, l'inspiration m'est venue.

Peut être un peu tiré par les cheveux, mais bon, ce n'est qu'un jeux, un défi que je prend plaisir à faire.

Voici donc pour la communauté "l'Arbre à mots" gérée par ff du balisier de couleur link, l'histoire de mademoiselle Soto et de monsieur Portrait.

 

 

Debout devant son miroir, Josiane se remémorais ces trois années passée ici dans ce minuscule appartement et sa rencontre avec Victor…

 

 

Ce jour là, cela faisait deux ans que Josiane avait quitté la campagne où elle avait grandis, cela avait été un déchirement, mais son nouvel emploi l’avais obligée à s’exiler vers la ville.

Sa candidature avait été retenue par une société de transport Maritime, qui était située à Boisvillier.

Quelques jours après son installation dans un petit appartement deux pièces au coin de la rue Verte, Josiane était partie à la découverte de son nouvel environnement.

Certes, ce n’était pas Lignon, mais la proximité du grand parc avait nettement facilité son intégration à la vie citadine.

Chaque jour, Josiane venais  s’asseoir sur un banc et faisait le plein de chlorophylle, si important a son bien être générale.

Mais, elle n’était pas le seule à venir s’aérer les poumons dans cet immense parc, durant les quinze minutes qu’elle restait assise sur le banc, elle voyait défilé des personnes de tout âge et de tout rangs.

Cela allait de la religieuse, en passant par l’avocat ou de la baby-sitter, d’amoureux tendrement enlacés,  aux célibataires les plus endurcis.

Mais  une personne l’avait spécialement intriguée, c’était l’homme aux pigeons.

C’était un homme aux tempes grisonnantes, il passait devant elle tous les jours à dix sept heures et trente huit minutes, pas une seconde de moins, ni une de plus, il était réglé comme une horloge.

C’était devenu machinale, à peine était elle installée sur son banc, qu’elle le voyait arrivé, un sachet en papier dans sa main gauche.

Dès qu’il se trouvait à sa hauteur, il s’arrêtait, sa main droite se portait à son chapeau, qu’il soulevait, afin de la saluer, mais son regard, lui, restait perdu au loin.

A son tour, elle lui faisait un petit signe de la main, puis elle le suivait des yeux, il allait s’asseoir sur le banc près des pigeons, alors il commençait à leur jeter des petits morceaux de pain.

 

 

Après ces deux années où elle le voyait passé,  un jour Josiane n’avait put s’empêcher de se lever et de se diriger vers cet homme aux pigeons.

Arrivée près de lui, elle lui avait tendu un sachet avec un restant de pain français qu’elle avait débité en petits cubes, un moyen comme un autre de faire sa connaissance.

Elle avait été tout à coup émue et surprise de voire les yeux de cet inconnu se remplir de larmes, dès qu’il avait croisé son regard.

« Vous aurais-je perturbé dans votre méditation ? » lui avait-elle demandé avec douceur.

-         Non madame, pas le moins du monde,  c’est que c’est la première fois que je vois votre visage d’aussi  près, vous lui ressembler tellement, c’est incroyable.

« Je ressemble à qui mon cher monsieur si ce n’est pas trop indiscret ? »

-         A mon épouse bien aimée, elle s’en est allée il y a  cinq ans.

-          Et tout en pointant le banc du doigt, il continua ; un promeneur l’a découverte gisant là, sur la banquette, a dix sept heures trente huit minutes exactement.

-         Chaque  jours, elle venait donner à manger aux pigeons, dès qu’elle sortait du bureau où elle travaillait, elle se précipitait ici, c’étais sa manière à elle de se détendre après sa journée.

« Je ne sais que vous dire monsieur, juste que je compatis au  malheur qui vous  touche. »

-         Merci madame, me permettez-vous de vous offrir un café, je vous rassure en toute amitié.

Très touchée par la douceur de sa voix, Josiane avait accepté l’invitation  et c’était côte à côte qu’ils  s’étaient dirigés vers la cafétéria du parc.

 

Et des tasses de café, ils en avaient sirotés ensemble depuis un an…

 

Tirée de ces réminiscences par sa mère, Josiane regarde autour d’elle, « excuse-moi maman, j’étais à mille lieues d’ici. »

 

« Tu sais maman, je suis  heureuse d’épouser Victor, mais tout de même, nos deux noms de famille, font un ensemble peu ordinaire, soit franche, dit le…n’aie pas peur »

 

'Tu sais ma chérie, on ne choisis pas son nom de famille, il nous suit de génération en génération… '

 

« Mais tout de même, maman avoue que tu auras difficile à ne pas sourire tantôt, quand le maire prononceras ces paroles…

‘Mademoiselle Soto, voulez –vous prendre comme époux, monsieur Portrait ici présent !

 

faire part

 

 

 

 

 

 

A présent, un peu d’histoire :

 

Le nom de famille ; SOTO

En France : 2 670 personnes portent le nom de famille Soto selon nos estimations

Le Soto est le 2 452 ème nom le plus porté en France.

 

 

http://www.nom-famille.com/nom-soto.html

 

 

Le nom de famille ; PORTRAIT

En France : 221 personnes portent le nom de famille Portrait selon nos estimations

Le Portrait est le 41 297ème nom le plus porté en France.

 

http://www.nom-famille.com/nom-portrait.html

 

 

 

Cigalette

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C
Très bonne idée pour le sotoportrait. Bon week-end.
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