Par cigalette 106
Bonjour, malgré les bruits engendrés par une météo déchaînée, j'ai dormis jusqu'à 5 heures, mais je me suis relevée plusieurs fois pour regardé dans le jardin par la fenêtre de la véranda.
Ce qui m'a inspiré cette petite histoire...
Dans la nuit humide et sombre, le vent est en colère, il souffle, hurle, s'insinue dans le moindre interstice.
Engouffrée sous ma couette je tends l'oreille, un grincement, une plainte, ma vieille demeure tremble sur ses fondations.
Le toit baille à s'en décrocher les tuiles, les tôles s'agitent et s'accrochent avec force à leurs clous pour ne pas s'envoler dans le ciel d'encre délavé par la pluie.
N'y tenant plus, je me lève et soulève un coin de la tenture, je colle mon front contre la vitre glacée.
Les bouteilles anti taupes tournent comme un manège en déroute, animées par leurs ailes creuses fixées dans leur corps malléable.
Mon jardin est dans la tourmente, la mangeoire aux oiseaux swing sur son mât, l'abreuvoir a chaque balancement éjecte une vaguelette d'eau comme écœuré par la colère d’Éole.
Seuls les carillons suspendus à la corniche devant les fenêtres, m'offrent une douce mélodie leurs tubes d'acier s'entrechoquent et laissent échappé ainsi leurs notes harmonieuses.
Je m'imagine un duel entre un concert de hard rock et une symphonie jouée par l'orchestre symphonique des fées.
Qui l’emportera ?
Il me faut attendre jusqu’à l'aube pour connaître le vainqueur.
En effet ce n'est que lorsque le jour se lève, que seul le tintement des carillons raisonne encore dans le jardin.
Il y a juste de temps à autre quelques derniers soubresauts du vent qui agitent encore les bras décharnés des arbres.
Pour une fois me dis-je le bien à terrassé le mal, si cela pourrait en être de même sur le monde!
Mais là c'est une utopie, l'armée du mal a une nette avance sur celle du bien, l'homme a le cœur remplis de haine et de violence, il s'autodétruira, alors ce seras l'épilogue de l'histoire de « La vie de l'homme sur terre »!
Cigalette
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